Communiqué de Presse

                                                                                                               16 novembre 2015

 


« La liberté comme principe de l’être humain,
 comme principe de l’éducation » Gisèle De Failly

 

Le vendredi 13 novembre dans la soirée, à Paris et en Île-de-France, dans des lieux où la diversité est bien représentée, la mouvance, qui a choisi de se nommer et de se faire appeler « État Islamique », revendique d’être l’auteure des massacres qu’elle a décidé de perpétrer principalement contre la population la plus jeune de la société française. Agissant ainsi, elle a tenté de porter atteinte à sa capacité de joie de vivre, à son intérêt pour les différentes formes d’expressions de la culture.

 


Ils ont été touchés, elles ont été meurtries. Victimes anonymes, innocentes, représentantes de la France arc-en-ciel, dans des lieux où la diversité de la France actuelle vit, se mêle, s'entremêle et s'exprime. Converser, échanger, partager, se rencontrer, vivre ensemble un concert, dîner entre amis, profiter du temps présent… Ce sont ces actes du quotidien, ces symboles du bien vivre français qui ont été la cible des terroristes.

 

Face à cette horreur, oui, nous sommes choqués et meurtris.

 

Nos pensées vont vers les victimes, leurs familles, leurs proches et, au‐delà, vers tous ceux et celles qui souffrent parce que c'est à notre humanité que l'on s'en est pris. Les CEMEA, mouvement d’éducation nouvelle, s'élèvent contre ces actes terroristes, les CEMEA se lèvent pour résister face à ces tentatives d'enfermement et d'intimidations car, comme l’exprime Edwy Plenel : "La société que les tueurs voudraient fermer, nous en défendons l’ouverture, plus que jamais. En nous tendant la main les uns aux autres. Le symbole de ce refus, ce pourrait être deux mains qui se rencontrent, se serrent et se mêlent. Deux mains croisées."

 

Après les attentats liberticides et antisémites en janvier dernier, ces attentats visaient directement le vivre ensemble, la liberté d’être, d’exister dans une recherche, un désir des autres, dans l’échange et la fête. Cette nouvelle étape, impose à chaque citoyen d'affirmer son attachement aux valeurs républicaines au premier rang desquelles la Liberté, la Laïcité et la Solidarité. Ces accès de violence meurtrière, parce qu’ils sont aussi l’expression d’une rage impuissante contre la progression continue de l’idée démocratique dans le monde entier, nécessitent plus que jamais que nous agissions,  là où nous sommes,  pour renforcer les pratiques et les valeurs de la démocratie.


C’est pour cela que nos engagements d’aujourd’hui ne sont ni ponctuels ni de circonstances.
 Nos actions, parce qu’elles se réfèrent à ces principes, s’inscrivent comme autant de situations émancipatrices, agies, combattant les idées de haine, de rejet, de mépris et de repli sur soi ! Faisant cela, nous situons nos valeurs humanistes et le principe de confiance en l’Autre comme la base fondatrice de tout acte éducatif.

 

Notre action est politique car l’Education Nouvelle est politique !

 


Nous ne nous résignons pas !